Titre

Vénus méduséenne : la femme et la mort dans la littérature française du XIXe siècle

Auteur Valery Rion
Directeur /trice Daniel Sangsue
Co-directeur(s) /trice(s)
Résumé de la thèse Les personnages de femmes malades au seuil de la mort, les cadavres féminins, les personnages de revenantes ou même les œuvres d’art qui s’animent foisonnent dans la littérature narrative du XIXe siècle. Ils ont en commun d’incarner dans le cadre fictionnel une forme de beauté trouble et ambivalente, mêlant séduction et répulsion, fascination et terreur que nous appellerons « beauté méduséenne », notion empruntée à Mario Praz et qui se définit par « la découverte de l’horreur comme source de plaisir et de beauté[1] ». En effet, c’est dans le négatif, à savoir l’horrible, l’inquiétant, le terrifiant, que naît le beau moderne. Cette inquiétante beauté se retrouve chez les personnages féminins que nous avons désigné par l’appellation « Vénus méduséennes » dont l’apparence renvoie à la mort. Nous nous proposons à travers un large corpus – allant de la période romantique (Gautier, Nerval, Nodier, Mérimée, Chateaubriand, etc.) à la période décadente (Mirbeau, Villiers de l’Isle Adam, Barbey d’Aurevilly, etc.) – de voir quelles sont les caractéristiques formelles de cette esthétique nouvelle, méduséenne. À une esthétique de Méduse devrait correspondre une poétique de Méduse.
Statut en cours
Délai administratif de soutenance de thèse
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