Titre

Titre de la thèse : "Fichte, Schelling et Hölderlin. L'histoire et ses événements". Domaine de la thèse : philosophie et littérature comparée.

Auteur Jeremy FILTHUTH
Directeur /trice M. le Prof. Martin Rueff
Co-directeur(s) /trice(s) M. le prof. Emmanuel Cattin (Université de Paris-Sorbonne Paris IV)
Résumé de la thèse La problématique que nous nous sommes proposé d’étudier dans le cadre de ce projet de thèse vise, avant tout, l’histoire et ses évènements tels que les pensent J. G. Fichte, F. W. J. Schelling, et F. Hölderlin. Seulement, bien plus que de confronter ces trois auteurs à l’histoire en tant que telle, il s’agira, bien plutôt, de les redécouvrir à partir d’un centre de gravité qui guidera nos recherches, à savoir la pensée poétologique de Hölderlin des années 1794-1800. En ce sens et dans un premier temps, nous caractériserons la philosophie de l’histoire propre aux systèmes respectifs de Fichte et Schelling, et ce dans le cadre des périodes transcendantales de leur pensée, c’est-à-dire durant les années qui voient la première publication des Principes de la doctrine de la science de Fichte (1794-1795), jusqu’à celle du Système de l’idéalisme transcendantal de Schelling (1800). Cette première entreprise nous permettra d’exposer la problématique générale du rapport de l’histoire à la conscience, que celle-là soit immanente ou transcendante à celle-ci, pour en arriver, par dérivation, au problème plus spécifique du rapport de l’histoire au temps. Par la suite, lorsque nous en viendrons à l’étude des essais et des textes poétiques de Hölderlin, nous verrons s’accomplir un élargissement ou une amplification historique de l’idéalisme transcendantal de Fichte et de Schelling, et ce à partir de la conception hölderlinienne de la tragédie. Plus précisément, une étude attentive de l’Hypérion et de La mort d’Empédocle, de même que des essais qui complètent ces deux œuvres, à partir de la notion capitale de la fondation, permettra de considérer l’évolution de Fichte et de Schelling dans une lumière nouvelle, qui explicitera le développement de leur propre pensée, insistant ainsi sur la centralité historique, au sens chronologique, et surtout intellectuel de Hölderlin. Autrement dit, à partir de la conception hölderlinienne de la poésie, il deviendra possible d’expliquer, d’une part, l’amplification fichtéenne de l’idéalisme transcendantal, qui reconduira au Système de l’éthique, puis à une philosophie de l’histoire à proprement parler, trouvant son expression dans les écrits dits « populaires » de La destination de l’homme, du Caractère de l’époque actuelle, et des Discours à la nation allemande ; et, d’autre part, le positionnement schellingien relatif à l’esthétique, la philosophie de l’art, et, dans une certaine mesure, la mythologie. Autrement dit encore, nous chercherons à montrer qu’à partir de la fondation hölderlinienne, et du déploiement des tonalités fondamentales du poème qui s’ensuit, Hölderlin, d’une part, reconduit Fichte hors du Moi absolu de la philosophie transcendantale vers le règne intersubjectif de la raison, qui comprend, à titre d’instant, l’histoire du surgissement de la conscience individuelle comme concrétisation impérative de la volonté pure ; et, d’autre part, Schelling hors du Moi comme principe de la philosophie, vers une poésie originaire, encore inconsciente de l’esprit.
Statut au début
Délai administratif de soutenance de thèse 2022-2023
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