Titre

"Îles, femmes et langues en Sardaigne, Irlande et Guadeloupe. Une approche écopoétique des œuvres de Grazia Deledda, Edna O'Brien et Gisèle Pineau."

Auteur Mia MANCA LORTAT-JACOB
Directeur /trice Martin RUEFF
Co-directeur(s) /trice(s)
Résumé de la thèse

Ce projet de littérature comparée, concentré sur un corpus romanesque insulaire et féminin du XXème et XXIème siècles – sélections d’œuvres de Grazia Deledda (Sardaigne), Edna O’Brien (Irlande) et Gisèle Pineau (Guadeloupe, Martinique) – se propose de justifier la mise en relation de ces trois îles et de ces trois autrices grâce à une recherche transculturelle, fondée non seulement sur les textes originaux et leurs problèmes de traduction, mais aussi sur un travail de terrain.

Nous travaillerons d’abord sur la géographie et l’histoire du lieu, en accordant une grande importance à l’anthropologie de ces îles, leurs lieux et milieux, et leurs habitants. Ensuite, nous pourrons questionner le féminin dans les œuvres, dans la vie des autrices, et plus largement dans les îles, pour tenter de comprendre la relation orageuse entre ces femmes et leur terre-mère, qu’elles exaltent autant qu’elles la critiquent. Nous analyserons enfin la langue hybride utilisée par les autrices — italien sardisé, créole guadeloupéen, anglais-irlandais — qui traduit le champ de leurs expériences vécues en un véritable chant poétique, tout empreint d’oralité. De là, nous interrogerons également les notions de mémoire (collective), de musicalité et de transmission.

La clef de cette comparaison qui tourne résolument le dos à l’anthropocentrisme réside dans le type d’approche adopté : au-delà des études écopoétiques, postcoloniales et de genre, s’impose une démarche anthropologique qui éclaire d’un jour nouveau et problématise ce corpus – une démarche à l’instar de celle des autrices étudiées.

Statut au début
Délai administratif de soutenance de thèse 2030
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