Information détaillée concernant le cours

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Titre

Promenade, flânerie, dérive: Formes de la marche urbaine dans la littérature du XVIIIe au XXIe siècle

Dates

3-4 mars

Responsable de l'activité

Vincent DEBAENE

Organisateur(s)/trice(s)

Lavinia Cairoli, UNIGE

Laura Roux, UNIGE

Florian Stresemann, UNIGE

Intervenant-e-s

Prof. Pierre Loubier, Université de Poitiers

Prof. Martin Rueff, UNIGE

Prof. Patrick Suter, UNIBE

Description

Promenade, flânerie, dérive: par ce triptyque, nous aimerions inviter d'autres jeunes chercheurs romands à réfléchir avec nous, à partir de la littérature moderne, à la diversité des manifestations de la marche urbaine et à leur inscription dans un processus diachronique de transformation. Une histoire de l'homme en marche nous ferait embrasser des époques lointaines, où l'on rencontrerait par exemple les péripatéticiens du Lycée d'Athènes. Il faut pourtant attendre que se forme un nouveau rapport de l'individu à la ville, à l'orée du XVIIIe siècle, pour justifier pleinement le parcours suggéré par notre intitulé. En effet, le XVIIIe siècle a fait de la promenade un objet privilégié de représentations (Crébillon, Diderot, Mercier). La ville du XIXe siècle, espace en transformation, dans lequel se développe l'expérience de l'anonymat radical (Baudelaire, Poe), devient un espace d'investigation sociale et d'investigation allégorique, un réseau de passages réels ou rêvés (Walter Benjamin). Au début du XXe siècle, les surréalistes – dans le sillage des dadaïstes – emprunteront ce réseau, se réappropriant la flânerie de leurs prédécesseurs en en faisant une expérimentation sociale et artistique. Dans la seconde moitié du XXe siècle, la flânerie urbaine (sous sa forme plus «classique») resurgit, et met en jeu, à la suite des ravages de la Seconde Guerre mondiale, un intérêt pour les destructions et les disparitions qui ont modifié les villes. On l'aura compris, le triptyque promenade, flânerie, dérive engage une réflexion sur des pratiques, des formes et leur histoire. Au cours de deux journées d'études, nous travaillerons donc à intégrer des approches historiques, formelles, thématiques, mais aussi politiques ou géographiques, afin de penser dans toute leur complexité les rapports de détermination et de transformation réciproques qu'entretiennent la ville, l'individu moderne et la littérature. Les participants auront l'occasion de dialoguer avec trois intervenants, choisis pour leur connaissance des rapports entre marche, ville et littérature, et dont chacun sera en mesure de contribuer plus particulièrement à la discussion sur une période donnée (XVIIIe siècle, XIXe siècle, XXe siècle). Les deux journées se concluront par un dialogue avec un intervenant dont le travail récent (critique ou littéraire) permettra de prolonger notre réflexion à l'époque contemporaine.

Lieu

UNIGE

Information
Places

30

Délai d'inscription 28.02.2022
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