Information détaillée concernant le cours
| Titre | Collaborer, déléguer, assister à l’ère numérique : rencontre sur les pratiques de recherche dans les études littéraires |
| Dates | 4 décembre 2026 |
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| Organisateur(s)/trice(s) | Pre Nina Mueggler (UNINE), Pr Jacob Lachat (UNIFR), Dre Kathinka Salzmann (coordinatrice CUSO et UNINE) |
| Intervenant-e-s | Glenn Roe, Professor of Digital Scholarship & French Literature, University of Oxford Tiphaine Samoyault, Directrice d'études à l'EHESS, Paris Françoise Waquet, Directrice de recherches au CNRS
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| Description |
Cette journée plénière propose de réfléchir à l’actualité des pratiques de recherche en littérature, en interrogeant le geste a priori anodin qui consiste à déléguer une partie d’un travail intellectuel à une instance extérieure, que celle-ci soit humaine ou machinique. La délégation est un enjeu fondamental auquel font face depuis longtemps la plupart des disciplines savantes, qui s’est considérablement accentué avec la multiplication des débats contemporains sur l’intelligence artificielle. Le mot délégation revient d’ailleurs souvent dans les médias lorsqu’il est question des technologies d’IA, mais il n’est presque jamais problématisé ou discuté au-delà des problèmes éthiques propres à ces technologies. Or, comme l’ont montré les historiens de la culture écrite et des pratiques érudites, la délégation est un phénomène ancien dans les sciences humaines : depuis la Renaissance au moins, de nombreux savants recourent à des assistants pour les aider dans leurs tâches de lecture, d’écriture ou de traduction.
Aujourd’hui, alors que des instruments numériques de plus en plus performants s’imposent dans le quotidien des chercheuses et des chercheurs en suscitant des élans contrastés d’enthousiasme ou de perplexité, l’attitude des littéraires face à la délégation semble pour le moins ambivalente : nous n’ignorons plus l’utilité de certains outils informatiques au sein de nos recherches – qu’il s’agisse du catalogage automatique des bases de données, de la constitution des bibliographies, des éditions d’œuvres en ligne, des modes de lecture des corpus (close ou distant reading), de l’aide à la traduction et à la rédaction, etc. –, mais il nous est parfois difficile de comprendre ce que nous gagnons ou perdons en les utilisant : des compétences, des connaissances, du temps, du crédit scientifique ?
Le but de cette journée est de mettre en perspective les diverses questions que soulève la délégation en les réinscrivant dans l’histoire longue des études littéraires. Il s’agit non seulement de faire un pas de côté par rapport aux innombrables débats sur l’usage de l’IA dans la recherche et l’enseignement universitaires, mais aussi d’aborder des enjeux qui recouvrent des domaines spécifiques à notre discipline : l’histoire matérielle des pratiques de l’écrit, la sociologie de la création littéraire, l’écriture collaborative, l’interprétation des textes, les usages de la traduction, les humanités numériques, etc.
Cette journée se veut fédératrice : elle propose un espace de rencontres et de discussions, sans avoir à préparer quoi que ce soit en amont. L'événement se clôturera par un grand apéritif, auquel tous les membres du programme CUSO de littérature française (doctorant·e·s, postdoctorant·e·s, professeur·e·s, etc.) sont cordialement conviés.
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| Lieu |
Université de Neuchâtel |
| Information | |
| Places | 60 |
| Délai d'inscription | 01.12.2026 |